Startups: les femmes à l’honneur pour les 10 ans de Venture Kick

La place des femmes dans les startups soutenues par Venture Kick depuis dix ans fait l'objet d'une attention particulière par l'organisme. (Startup Stock Photos)

Venture Kick a fait de la représentation des femmes une priorité. Le rapport publié à l’occasion de cet anniversaire fournit quelques éclairages et témoignages encourageants sur la situation des femmes dans les startups suisses. Extraits.

Venture Kick investit dans les startups suisses et encourage leur développement depuis déjà dix ans. Un rapport sur le chemin parcouru a été publié à l’occasion de cet anniversaire, où figurent des chiffres particulièrement réjouissants au niveau de la création d’emplois dans les startups du giron Venture Kick, avec près de 5000 postes.

Autre élément réjouissant du rapport: la place accordée aux femmes. Dès les premières pages, la parole est donnée à deux femmes de l’exécutif et de l’advisory board de Venture Kick : sa CEO Pascale Vonmont, accompagnée par Suzanne Schenk, deputy CEO. Bien sûr, le rapport rappelle un peu plus loin que les startups technologiques restent très majoritairement créées par des hommes. Plusieurs statistiques internationales suggèrent que seulement 10% des startups ont une femme à leur tête. Cependant, Venture Kick révèle que dans les startups qu’elle a suivi, environ 25% comprennent des femmes parmi les cofondateurs. Un chiffre encourageant pour Venture Kick, pour qui l’augmentation de la représentation des femmes est l’un des sujets prioritaires.

Le rapport met en valeur des exemples de femmes entrepreneures comme Sabrina Badir, cofondatrice de la très prometteuse startup Pregnolia, qui a développé un outil permettant de détecter les naissances prématurées. La startup fait d’ailleurs partie du Top 100 swiss startup. Autre exemple : Patrizia Marschalkova, CEO de Dicronis, également active dans la santé. L’entreprise a développé une méthode de diagnostic des lymphœdèmes, qui apparaissent fréquemment lors de traitements pour des cancers et sont bien souvent diagnostiqués trop tardivement à l’heure actuelle.

Carole Ackermann est également interviewée dans ce apport, en tant que présidente de Business Angels Switzerland (BAS). Interrogée notamment sur les moyens d’augmenter la représentation des femmes dans les startups, Carole Ackermann répond qu’une partie de la réponse se trouve au niveau de l’éducation, en familiarisant et en intéressant les filles dès leur plus jeune âge aux technologies et en les encourageant dans cette voie. L’échange entre femmes entrepreneures est aussi très important selon elle, de même que la valorisation plus globale de l’entrepreneuriat dans nos sociétés. Enfin, elle regrette le manque de femmes en tant que «modèles», pour inspirer des vocations. «Personnellement je soutiens les femmes entrepreneures dès que j’en ai l’occasion!» conclut Carole Ackermann.

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