«Soutenir la confiance des femmes en réitérant les propositions de postes de management»

Pour Dagmar Maria Kamber Borens, COO de Credit Suisse, le leadership n’est ni masculin ni féminin: chacune et chacun peut être un leader. Mais elle reconnaît que les femmes souffrent culturellement d’un manque de confiance et peuvent avoir tendance à décliner un poste de management par crainte de se sentir sous-qualifiées. Pour contrer cela, elle suggère de réitérer les propositions aux femmes.

Invitée par Bilan lors de la dernière soirée Femmes Leaders, Dagmar Maria Kamber Borens ressent une gêne avec le leadership féminin: pour elle, il n’y a pas de leadership genré, mais des caractéristiques humaines qui font que telle ou telle personne, indépendamment de son genre, peut devenir un leader inspirant pour ses équipes. La chief operating officer de Credit Suisse estiment qu’être inspirant(e), savoir motiver une équipe et avoir une vision claire, un cap, font d’un homme ou d’une femme un leader.

Sur le plan culturel en revanche, elle ne nie pas les différences qui subsistent entre hommes et femmes. Et l’une des différences qu’elle pointe, malgré des progrès au sein des entreprises, réside dans la moindre confiance en soi que les femmes affirment quand un poste décisionnel ou une promotion leur sont proposés. Bercées par des siècles de patriarcat et de seconde place dans l’économie et la société, elles se sentent souvent sous-qualifiées et déclinent.

Pour contrer ce reliquat du passé, Dagmar Maria Kamber Borens recommande de réitérer les offres aux femmes, afin de contrebalancer ces hésitations et de promouvoir les femmes à ces positions de management ou de direction. Ce faisant, si ce type de stratégie est déployé à grande échelle dans les entreprises, de nombreuses femmes vont accéder à ces fonctions et pouvoir servir de role models à de plus jeunes femmes en début de carrière qui verront que ce type de parcours est possible.

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