Repas professionnels de fin d’année: comment éviter les excès?

Avec le mois de décembre, avant même les fêtes en famille, c’est la saison des tentations au bureau: boîtes de chocolats offertes par les partenaires et clients, repas et apéritifs de fin d’année entre collègues, sorties agrémentées d’alcool ou de nourritures riches. Comment jongler entre ces tentations et la volonté de ne pas se sentir nauséeuse, vaseuse ou somnolente après un rendez-vous gastronomique copieux et festif.

Si le mois de décembre a comme épilogue les fêtes en famille, il débute bien souvent par des réceptions, repas d’entreprises, pots entre collègues ou encore invitations à des cocktails. Sans compter les boîtes de chocolat et autres gourmandises reçues de la part des clients, fournisseurs, partenaires…

Autant de tentations avec lesquelles il faut savoir jongler si l’on souhaite éviter d’attaquer les fêtes de famille avec déjà un estomac et un foie mis à rude épreuve ou de passer les journées de décembre au bureau à somnoler en phase de digestion.

Pour gérer au mieux ces questions, Femmes Leaders a interrogé Florence Authier, diététicienne ASDD au sein d’Espace Nutrition à Neuchâtel, et Marion Argi, coach sports, alimentation et bien-être. Elles nous donnent leurs clefs pour traverser au mieux cette période délicate.

Les repas de Noël en entreprises arrivent. De même que les chocolats et pots entre collègues. Comment éviter les excès?

Florence Authier: Il ne faut surtout pas être dans le contrôle et la privation, mais plutôt s’écouter et ressentir. Pour une personne qui ne souffre pas de troubles alimentaires, il y a une régulation naturelle qui va s’opérer: on peut manger un peu plus à certaines occasions, sentir les effets et naturellement lever le pied les jours suivants. La régulation s’opère naturellement sur une semaine à peu près… Ce qui est difficile dans le contexte professionnel, avec des afterworks, des repas de fin d’année ou des moments conviviaux à la cafeteria, c’est qu’il s’agit de situations au cours desquelles on est moins en contact avec ses sensations, du fait des interactions sociales. On est debout et on discute, on pioche quelques bouchées sans se rendre compte de ce qu’on mange. Parfois aussi on peut être stressé dans le cadre professionnel, ce qui influe également sur la façon de s’alimenter.

Faut-il se fixer des règles pour ne pas multiplier les abus en cette saison?

Florence Authier: Dans des périodes comme celle qui précède les fêtes, on peut être très sollicité dans le milieu professionnel et il faut alors accepter d’assouplir les règles. Il ne faut pas se montrer trop rigide mais être dans le moment présent et déguster, surtout qu’on a tendance à avoir dans ces situations des saveurs et des aliments d’exception, au moins différents de ce que l’on a le reste de l’année. Sauter un repas n’est pas conseillé en général. Mais si on a eu un repas un peu riche ou lourd un soir, on peut au moins alléger voire zapper le petit-déjeuner le lendemain en écoutant sa faim ou l’absence de faim, se donner de la souplesse sur les repas individuels pour s’autoriser quelques excès lors des repas en société.

Marion Argi: Ne vous inquiétez pas; ce n’est pas un repas trop riche qui vous fera prendre 5 kilos, vous rendra malade et effacera tous les efforts fournis tout au long de l’année.  Par contre, l’hiver qui débute est long et rempli d’excuses pour manger plus riche que le reste de l’année; il fait froid, il y a de bons plats pleins de fromage et qui ont besoin d’être accompagnés par du vin, ce sont les fêtes et en famille et entre amis ou entre collègues, nous voulons profiter.

Mais plusieurs semaines d’excès provoquent prise de poids, mal-être et surtout, problèmes de santé. Limitez les aliments «triches», trop gras et trop sucrés, à une fois par semaine et surtout, continuez à suivre une routine sportive tout au long de l’hiver.

Avec le froid, la motivation baisse pour le sport alors que les nourritures riches sont au menu, comment retrouver un équilibre pour se sentir à l’aise?

Marion Argi: Le froid et les journées de plus en plus courtes rendent les entrainements d’hiver plus difficiles. Mais afin de ne pas perdre sa motivation, je vous conseille de garder une routine et d’inscrire vos sessions de sport dans votre agenda, comme un rendez-vous avec votre supérieur. Et apprenez aussi à vous écouter et vous connaitre ; si vous savez qu’en fin de journée, il vous sera presqu’impossible de vous motiver pour une séance de crossfit, programmez-vous afin d’y aller le matin avant le travail ou lors de votre pause de midi.

Fixez-vous un objectif pour l’hiver. Utilisez les réseaux sociaux pour suivre vos progrès et recevoir les encouragements de la communauté « fit » d’Instagram. Et finalement, entourez-vous de vos amis, créez-vous un groupe ou rejoignez vos collègues de travail ; cela vous motivera lorsque les appels du chocolat chaud seront plus fort que ceux de la salle de fitness !

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