Les 8 phrases fortes de la soirée Femmes Leaders

Les échanges ont été très riches. Image: Bilan
Les échanges ont été très riches. Image: Bilan

Bilan a organisé jeudi 16 novembre sa seconde soirée Femmes Leaders de l’année 2017 au Beau-Rivage Palace de Lausanne, en partenariat avec Credit Suisse et Beau-Rivage Palace Lausanne. Un événement qui a réuni près de 240 lectrices (et quelques lecteurs) et un panel très divers: Anne-Sophie Pic, cheffe étoilée, Nannette Hechler-Fayd’herbe responsable stratégie d’investissement chez Credit Suisse, Isabelle Moret conseillère nationale, Marie Schneegans, entrepreneur et fondatrice de NeverEatAlone et Yann Borgstedt fondateur de The Womanity Foundation. Les échanges ont été très riches. Sélection des temps forts.

 

 

 

1.«Si on vous attaque sur votre vie privée, c’est qu’on n’a aucun argument pour attaquer vos idées»: Isabelle Moret, conseillère nationale PLR, qui est notamment revenue sur sa campagne pour le Conseil Fédéral, les attaques ou commentaires sexistes dont elle a été victime et sur la façon de se positionner en tant que femme en politique.

2.«Je dis toujours que les hommes sont meilleurs quand il y a des femmes dans les équipes, c’est une complémentarité pas une opposition»: Anne-Sophie Pic, cheffe étoilée s’est exprimée sur le  fait d’être une femme dans le club très fermé de la haute gastronomie, son style de leadership qui se base, avant tout, sur le fait de convaincre ses équipes.

3.«Il faut faire ce dont on a envie. J’ai choisi de m’arrêter de travailler durant trois ans à la naissance de mon second enfant. Et j’ai pu rejoindre mon entreprise ensuite!» Nannette Hechler-Fayd’herbe, responsable en stratégie d’investissement chez Credit Suisse. L’entreprise dispose de plusieurs programmes pour permettre de soutenir les femmes dans leurs choix de carrière.

4. «J’aimerais avoir plus d’hommes dans ces débats. L’homme qui entend le mot « féministe » a peur, or il devrait comprendre que c’est bon pour lui»: Yann Borgstedt, entrepreneur, philanthrope, créateur de  The Womanity Foundation. Pour lui, l’égalité des sexes est une question évidente, puisqu’elle profite à toute la société, et les violences faites aux femmes sont inacceptables.

5. «C’est important de s’aimer et de s’habiller comme on a envie, surtout quand on est entrepreneure et qu’on n’a pas de boss»: La startupeuse Marie Schneegans, fondatrice de NeverEatAlone qui a notamment connu le secteur bancaire, a rappelé avec justesse combien avoir une personnalité forte était un atout, source de confiance en soi et d’inspiration pour les autres.

6.«Moi, je pleure souvent»: Marie Schneegans qui expliquait ainsi son rapport très dédramatisé à l’échec, vu comme une étape nécessaire pour grandir. «Il ne faut pas avoir peur de pitcher devant des investisseurs, ni de l’échec. Au pire il ne se passe rien, au mieux on gagne un nouveau deal». Tout en révélant aussi être une mordue de travail. «Le travail? Mais j’adore ça!»

7. «Il faut rendre les études scientifiques -le secteur MINT- plus attractives pour les filles. Le challenge pour les 20 prochaines années, c’est d’attirer des femmes dans ce secteur»:  Yann Borgstedt, conscient que l’intelligence artificielle, l’informatique, et les métiers scientifiques sont les métiers et les secteurs porteurs de demain, et que sans femmes, ils construiront une réalité forcément moins représentative.

8.«Je n’aurais jamais voulu être une femme quota… mais investit dans des entreprises où la mixité existe, car elles sont plus performantes»: Isabelle Moret, plutôt réticente à cette mesure contraignante. La discussion animée qui s’en est suivie avec la salle a montré que les quotas sont pour beaucoup, l’occasion d’un rattrapage nécessaire, voire une évidence, pour permettre, enfin, d’en finir avec la question de l’inégalité hommes/femmes au travail.

 

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